Flamme vdc

Quelques constats

Partir en centre de vacances pour partager un moment fort de vie collective dans une région que l’on ne connaît pas, pratiquer avec de nouveaux copains des activités variées, l’idée n’est pas récente...
Pour autant,chaque année, trois millions d'enfants ne partent pas en vacances et parmi eux, deux millions des 5-19 ans ne partent même pas en week-end hors de chez eux et un million part moins de quatre  nuits consécutives.

Cela passe malheureusement inaperçu pour bon nombre de nos concitoyens. En effet, comment oser parler de vacances, de loisirs, lorsqu’il est question d’emploi ou de logement en période de crise économique !

Or, le départ en vacances constitue une base du modèle social.
Pour une majorité d'enfants et d'adolescents, ne pas pouvoir partir en vacances, pour des raisons généralement économiques, financières et sociales est ressenti comme une injustice majeure.

Après plus d’un siècle d’existence,les colonies de vacances, ancrées dans l’histoire, sont une réponse pertinente pour contrecarrer cette inustice réelle et malheureusement massive dans le Nord. 

En ce qui concerne les vacances en famille, la proportion de Français partant en vacances au moins une fois par an (définies comme un déplacement d’agrément de quatre nuits minimum) ne progresse plus depuis dix ans. Près d’un Français sur deux n’est pas parti cet été !

Au-delà des freins financiers, qui sont le premier motif invoqué, des causes personnelles et professionnelles sont aussi exprimées.

Il est à souligner que la satisfaction de son cadre de vie quotidien augmente de 30 % lorsque l’on est parti en vacances durant l’année écoulée, cela à niveau de vie comparable. Les bénéfices d’une politique facilitant le départ sont multiples : bien-être, autonomisation, lien social, soutien à la parentalité ou lutte contre l’exclusion.

Embarquement 3 

L’avenir d’un projet trentenaire

Œuvrer pour l’accès aux vacances du plus grand nombre invite à réfléchir d’une part sur la capacité des particuliers à financer leurs séjours et d’autre part sur l’évolution de l’offre afin de prendre en compte la nature du public et son lieu de résidence (exemples : les femmes partent beaucoup moins que les hommes, les habitants du Nord partent moins que ceux d’autres départements)

Les congés sont un reflet des inégalités sociales que les Vacances du Cœur veulent abolir.

Cela fait 30 ans qu’une présence active sur les territoires et partenariale existe, permettant à notre association "Vacances du Coeur" le départ de près de 1000 jeunes chaque année (986 en 2013, 1085 en 2014).

Pour autant aujourd’hui, il nous semble important de réaffirmer la très forte actualité de ce combat et de promouvoir un partenariat structurant inscrit dans le temps bénéficiant aux plus fragiles d’entre nous.

C’est la raison d’être du document associatif qui a été remis au Président du Conseil Départemental du Nord en janvier 2015.

Malheureusement, la nouvelle équipe élue a décidé de ne plus apporter aucune aide à ce type de projet, privant ainsi les jeunes les plus défavorisés de notre département de bénéficier de vacances auxquelles ils ont droit ! Il s'agit bien là d'un choix politique que nous ne pouvons que critiquer et déplorer.

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 22/02/2017